Conférences


 

L’association KEMET vous propose, tout au long de l’année, des rencontres avec de grands égyptologues qui viennent vous parler de la civilisation égyptienne ou de l’avancée de leurs recherches. Séance de questions-réponses et de dédicaces à la fin de chaque conférence.

 

 Nos prochaines conférences

 

Nouveaux tarifs pour étudiants, demandeurs d'emploi et adhérents à des associations amies :


Vendredi 18 septembre à 18h30

Maison de quartier Saint-Georges

1bis rue Haute Saint-Georges 

24000 Périgueux

 

ICHED, L'ARBRE SACRÉ D'HÉLIOPOLIS À KARNAK

par
Laurent COULON

Égyptologue - Collège de France Directeur d'études en Sciences religieuses à l'EPHE-PSL

Directeur de l'institut français d'archéologie orientale du Caire , jusqu'en 2023

Directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études ("Religion de l'Égypte ancienne"), a été élu Professeur au Collège de France sur la chaire "Civilisation de l'Égypte pharaonique" depuis 2023

 

L’arbre-iched, identifié au balanites aegyptiaca, est, à Héliopolis, l’arbre sacré sur lequel les dieux inscrivent les noms des souverains pour en assurer la longévité sur le trône. À partir du règne de Thoutmosis Ier, cette scène se rencontre dans les temples thébains du Nouvel Empire et la stèle de Ramsès IV, sur le mur oriental de la Cour de la Cachettte de Karnak, unit dans le même rituel Héliopolis, Memphis et Thèbes. Mais cet arbre en vient à être aussi étroitement associé à la mort et à la renaissance d’Osiris et il surmonte la butte divine abritant le tombeau du dieu. À partir de la Troisième Période intermédiaire, l’arbre-iched est ainsi associé aux monuments qui constituent et entourent la nécropole osirienne au nord-est de Karnak. L’apport de nouvelles sources, notamment les catacombes osiriennes de Ptolémée IV, permet maintenant de compléter ce tableau.

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Ne manquez pas notre journée anniversaire avec cinq conférences !

 

Tous les formulaires d'inscription en présentiel ou en visioconférences sont téléchargeables sur notre page d'accueil


En 2026, parmi nos brillants égyptologues, nous pouvons vous annoncer la visite de :

   

Bénédicte LHOYER, Docteure en égyptologie, chercheuse, enseignante à l'École du Louvre, le 10 octobre 2026

conférence : Les images des artisans du texte

 

Bernard MATHIEU, Égyptologue Membre des comités de lecture de la revue Archéo-Nil et du Bulletin de l'Institut français d'Archéologie orientale du Caire, le 10 octobre 2026

conférence : Pharaon...de même nature que le Père ou comment dire (et écrire) un mystère

 

Pascal VERNUS, Institut français d'archéologie orientale, chaire d'égyptologie à l'École pratique des hautes études. A enseigné aux universités du Caire, de Lisbonne, de Barcelone et de Yale, le 10 octobre 2026

conférence : Les serpents monstrueux de la religion égyptienne

 

Alain DAUTANT,  Président de l'Association Bordelaise d'Égyptologie, DESS Méthode physique appliquée à l'archéologie et la muséographie, intervenant à l'Université du Temps libre de Biarritz et au Musée d'Aquitaine de Bordeaux.

le 10 octobre 2026 conférence : La cryptographie égyptienne du chanoine Drioton à aujourd'hui

le 20 novembre 2026 conférence : La transmission du pouvoir de la IVe  à la Ve dynastie

 

Claude RILLY, Dr de recherche au CNRS, linguiste et égyptologue spécialiste de la langue méroïtique, le 10 octobre 

 

conférence : Au rebours des égyptiens ; les paradoxes de l'écriture hiéroglyphique méroïtique

 

Robert VERGNIEUX , Égyptologue, spécialiste des temples d'Aton, le samedi 7 novembre à 16h. (report du 27 juin cause fermeture salle par la Mairie en raison de la canicule.)

conférence : L'horizon d'Aton

 


Archives :

Vendredi 12  juin  2026 à 18h30

 

 

CRIMES ET CHÂTIMENTS EN ÉGYPTE ANCIENNE

par
Bénédicte LHOYER

Docteure en égyptologie, chercheuse, enseignante à l'École du Louvre.

"Comme toute société humaine, l’Égypte antique a fait face à des comportements déviants mettant en danger la cohésion sociale. Bagarres, détournements et abus de biens sociaux, vols, viols et meurtres ont laissé des traces dans la documentation archéologique. Notre conférence vous propose de passer du « côté obscur » de la civilisation égyptienne, dans les pas des accusés et des condamnés. Y avait-il des prisons dans les temps anciens ? Comment s’organisaient les tribunaux ? Quelles étaient les procédures pour juger quelqu’un ? Quelles étaient les affaires quotidiennes ou, au contraire, celles d’exception ? Qui composaient les « armées du droit » dans l’administration ? Autant de questions palpitantes qui méritent… une enquête approfondie."

 

 


 Vendredi  29 mai 2026 à 18h30

 

 

LES PROPRIÉTÉS EXTRAORDINAIRES DE LA GRANDE PYRAMIDE : QUE DIT LA SCIENCE ?

 

                                     par Franck MONNIER

 

Spécialiste des questions d'architecture et de construction en Égypte antique.

Membre associé à l'équipe "Égypte nilotique et méditerranéenne", Université Montpellier III

 

 

"La pyramide de Khéops est l’une des œuvres les plus emblématiques du génie humain. À ce titre, elle est un haut lieu qui attire chaque jour une multitude de touristes, une énigme archéologique qu’une vaste communauté de chercheurs s’efforce continuellement de percer à jour, une source d’inspiration inépuisable pour les hypothèses en tous genres, des plus sérieuses aux plus fantasques.

Bien plus qu’un simple tombeau, la Grande Pyramide serait, selon certains, dotée de propriétés exceptionnelles, mathématiques ou physiques. Elle exercerait même une influence sur les corps et produirait de l’énergie. Elle serait de la sorte le vestige d'une civilisation plus ancienne et technologiquement plus avancée, la dépositaire d'une science qu'il nous appartiendrait de révéler.

 

Ces théories, bien qu’excentriques, connaissent un engouement sans cesse croissant sur les réseaux sociaux mais aussi dans les médias. Cette conférence se propose de présenter les plus célèbres d’entre elles, d’en retracer les origines et de les analyser avec objectivité."

Vendredi  24 avril 2026

 

LES ÉLITES ÉGYPTIENNES APRÈS LE NOUVEL EMPIRE

 

par France JAMEN

 

Chercheuse associée à l'UMR 5189, Laboratoire Histoire et Sources des Mondes Antiques

Présidente du cercle lyonnais d'égyptologie Victor Loret

 

Cette conférence s’intéressera aux élites égyptiennes dans le cadre de la prise de pouvoir des grands prêtres d’Amon dans le sud du pays, survenue après la réduction des frontières à la fin du Nouvel Empire (1550-1069 avant J.-C.). Cette société fut le théâtre de la mise en œuvre de compromis entre la famille dirigeante tanite et les notables traditionnels thébains, illustrés par une large diffusion de privilèges funéraires royaux et divins, un mariage ou des ventes des droits d’exploitation de terres agricoles, dans un climat social apparemment tendu. Les noms de personne, les longues généalogies patrilinéaires, les nombreux décrets oraculaires, la place des femmes et l’ascension sociale nouvelle des Libyens seront notamment analysés afin de mieux comprendre ces élites et cette société figée, où la naissance prime sur le mérite personnel


 Vendredi  20 mars 2026

 

 

LES ARTS FUNÉRAIRES SOUS LA IIIème PÉRIODE INTERMÉDIAIRE

Recherches à Tanis, Memphis et Thèbes

par

Frédéric PAYRAUDEAU

Professeur d'archéologie et d'Histoire de l'art de l'Égypte pharaonique

Directeur du Master d'archéologie

Directeur de la Mission française des fouilles de Tanis

Vice président de la Société française d'égyptologie

Centre de recherches égyptologiques de la Sorbonne

Directeur du Programme Paléographie hiéroglyphique de l'IFAO

Co-responsable du Programme Cultures et pratiques funéraires (Sorbonne, Musée du Louvre, Université de Lausanne)

Participation au programme Chapelles osiriennes de Karnak

 

 

Les recherches récentes menées sur les arts funéraires pendant la Troisième Période intermédiaire permettent de renouveler la vision qu'on avait des pratiques funéraires de cette époque troublée, tant du point de vue de l'implantation des nécropoles, de décor des tombes qu'en matière de mobilier funéraire, dont l'étude se révèle souvent une véritable enquête. Celle-ci sera menée à Tanis, Memphis et Thèbes, trois capitales de l'Egypte des 21e et 22e dynasties.


 Vendredi 27  février 2026 

 

LE RÔLE PRIMORDIAL DES OISEAUX
DANS LA PENSÉE ÉGYPTIENNE
par

                                        Gwenaëlle RUMELHARD-LE BORGNE

 

Docteure en égyptologie (Université Paul Valéry - Montpellier 3)

Diplôme supérieur de l'École du Louvre

Membre de la MAFTO

 

Fondatrice de l'Association Kemetmaa

 

Les oiseaux étaient très présents dans le pays de Kemet, notamment les oiseaux migrateurs. De nombreuses observations ont été faites lorsque les cultes et les rites funéraires se sont constitués.

Pourquoi le vautour fauve est-il devenu une divinité contrairement au vautour percnoptère ? Pourquoi le faucon pèlerin a-t-il été l’image de la divinité la plus importante de cette civilisation ?

Pourquoi l’ibis religiosa est-il la représentation du dieu Thot ?

Pourquoi l’oiseau jabiru a-t-il incarné le Bâ de chaque défunt ? etc.

 

Pour répondre à ces questions, effectuons au préalable la même démarche que les Égyptiens : observer la nature. 


 

 Vendredi 21 novembre 2025 à 18h30

 

 

ÊTRE UN DIEU EN ÉGYPTE ANCIENNE


par Yvonne BONNAMY

 

Autrice du seul dictionnaire hiéroglyphes/français

Présidente Association Périgourdine d'Égyptologie Kemet

 

Être un dieu en Égypte ancienne

Toute la société égyptienne jusqu’au roi vit dans un univers où les dieux sont partout présents, des grandes affaires jusque dans les détails les plus infimes de la vie. Cependant, leur nombre ne se calcule pas tellement ces dieux se présentent comme une foule mouvante dont l’ascendance varie. Ils peuvent avoir plusieurs formes, mélanger corps humain et têtes animales, échanger leurs attributs….

 

D’abord considérés comme d’infâmes idolâtres, les Égyptiens furent accusés ensuite d’être monothéistes, chaque dieu n’étant que l’émanation d’un grand dieu créateur, idée que renforçait le côté interchangeable des différentes divinités mais qui ne pouvait demeurer convaincante. On ne pouvait non plus les ranger avec les polythéistes, leurs dieux n’étant pas séparables en catégories identifiées. Que sont-ils donc, ces Égyptiens ? 

Vendredi 24 octobre 2025

 

  

L'ÉCRITURE EN ÉGYPTE ANCIENNE
Quand les images se mettent à parler

par Simon THUAULT

 

Docteur en égyptologie, diplômé de l'université Paul-Valéry Montpellier-3.
Chercheur postdoctorant à l'université de Pise. Spécialiste des écritures égyptiennes.

 

Au cours de ses 3500 ans d’histoire, l’Égypte ancienne a connu plusieurs systèmes d’écriture, parfois successifs, parfois contemporains. Le premier de ces systèmes, l’écriture hiéroglyphique, est sans conteste le plus célèbre et celui dont la longévité est la plus remarquable. En effet, les hiéroglyphes ont été utilisés par les scribes égyptiens depuis leur apparition, autour de 3200 avant Jésus-Christ, jusqu’à leur interdiction à la fin du IVe siècle de notre ère. En parallèle de cette écriture figurative propre aux monuments et aux documents liés au pouvoir royal, l’Égypte a vu se développer d’autres systèmes, plus cursifs, employés en contexte administratif ou littéraire. C’est le cas de l’hiératique, version cursive des hiéroglyphes, et du démotique, écriture du quotidien par excellence, utilisée notamment dans les textes liés à l’économie et à l’administration du territoire en général. Avec l’arrivée des Grecs et, par la suite, du christianisme, de nouvelles formes d’écriture se sont ajoutées aux précédentes : l’alphabet grec et, dérivant de celui-ci, l’écriture copte, liée à la liturgie des premiers chrétiens d’Égypte


Vendredi 19 septembre 

 

  

LE PANTHÉON ÉGYPTIEN DE CHAMPOLLION
de l'ésotérisme au scientifique

par Karine MADRIGAL

Professeure de civilisation Égyptienne 

Chargée de l'inventaire et de l'étude des archives Kuentz conservées par l'ADEC 

 

En 1822, Jean-François Champollion déchiffre les hiéroglyphes égyptiens. Quelques mois plus tard, il commence à publier son Panthéon égyptien, un ouvrage dont les dernières livraisons paraitront en 1831, la mort de Champollion (mars 1832) interrompant définitivement cette collection de personnages mythologiques de l’ancienne Égypte. En fournissant les éléments de lecture des légendes accompagnant les représentations divines, le système de Champollion permet enfin de dépasser le seul témoignage des auteurs classiques. A partir de 1822, il est désormais possible d’étudier la religion égyptienne en recourant directement aux sources indigènes. La conférence se propose de vous faire découvrir la part de Jean-François Champollion dans l’avancée de la compréhension de la mythologie égyptienne et de vous montrer l’évolution de nos connaissances sur la religion des anciens Égyptiens. 


Samedi 14 juin de 9h à 18 h
journée égyptologique

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9h15 - La Fabrique des élites à l'époque des pyramides

Par Émilie MARTINET

 

Docteure en égyptologie de l’Université Paris-Sorbonne - Paris IV.

Depuis novembre 2015, elle est postdoctorante au LabEx ARCHIMEDE et collaboratrice au programme vÉgA (Vocabulaire de l'Égyptien Ancien)

 

 

 

Les élites provinciales jouaient un rôle essentiel dans le fonctionnement de l'État égyptien et l'accès de la monarchie aux diverses ressources nécessaires à leurs gigantesques projets de construction. Les mécanismes d'ascension et de renouvellement de ces élites, mais aussi d'opposition et de compétition seront mis en lumière à travers plusieurs exemples et à l'aide de sources variées.

 

 

 

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10h45 -Le viatique de Pharaon à la XVIIIe dynastie

Par Alain DAUTANT

 

Président de l'Association Bordelaise d'Égyptologie

DESS Méthode physique appliquée à l'archéologie et la muséographie

 

Intervenant à l'Université du Temps libre de Biarritz ainsi qu'au Musée d'Aquitaine de Bordeaux

 

Pour son voyage dans le monde d’Osiris, Pharaon avait à sa disposition une large panoplie d’objets utilitaires, rituels voire magiques. Le mobilier très fragmenté et fragmentaire découvert dans les tombes royales de la montagne thébaine a été exposé au musée du Caire et publié succinctement dans le Catalogue Général. Son analyse comparative en regard de celui de l’enfant roi retrouvé intact, permet de se faire une idée de sa diversité, de sa richesse mais surtout de son évolution au fil de la XVIIIe dynastie (d’Amenhotep I à Horemheb).

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14h - La place de la femme dans la société pharaonique révélée par la       collection des serviteurs funéraires du musée du Louvre

Par Jean-Luc BOVOT

 

 

Archéologue, ingénieur d'études au Musée du Louvre, enseigne à l'école du Louvre et a publié avec Christiane Ziegler le manuel de l'école du Louvre consacré à l'Egypte ancienne

Le statut de la femme dans la société égyptienne a été surtout envisagé à partir de sources littéraires et de documents légaux (testament de Naunakhte, Ashmolean Museum AN1945.97.4) qui définissent une place très libérale, plutôt inhabituelle dans les civilisations antiques. Est-ce que cette conclusion peut être corroborée par l’étude d’autres sources moins littéraires comme, par exemple, la collection des serviteurs funéraires du musée du Louvre ? Sur les 5072 figurines conservées par le département des antiquités égyptiennes, les statuettes appartenant à des femmes (reines, adoratrices, chanteuses, maitresses de maison, etc.) représentent moins de 6 % (285 spécimens) de la collection, alors qu’associées, comme mère, épouse ou fille, sur des serviteurs masculins, elles sont plus nombreuses (1406 serviteurs indiquent une filiation maternelle). Il parait donc intéressant d’étudier cet ensemble de statuettes, à la fois sous l’angle statistique et épigraphique, pour déterminer si le statut réel que les femmes occupaient dans le contexte funéraire de la société égyptienne pouvait confirmer leur émancipation.

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15h30 - Des images venues d'Égypte

Par Dominique FAROUT

 

Égyptologue, Dominique Farout a enseigné l'égyptien hiéroglyphique pendant 25 ans à l'École Normale Supérieure de Paris. Professeur de langue et de civilisation pharaonique à l'École du Louvre et à l'Institut Khéops. Chercheur associé au musée du Louvre ainsi qu'à l'université Jean-Jaurès de Toulouse, PLH-CRATA.

Vice-président de l'association Archéo-Nil, membre du conseil d'administration de l'Association de l'École du Louvre ainsi que du comité de la Société française d'égyptologie

Dernièrement, il était conseiller scientifique de l'exposition "Toutankhamon, le Trésor du Pharaon" à la Grande Halle de la Villette à Paris en 2018-2019, membre du comité scientifique de l'exposition "Déchiffrements" au musée Champollion - Les Écritures du Monde à Figeac en 2022, puis commissaire scientifique pour la France de l'exposition "Ramsès & l'or des pharaon" à la Grande Halle de la Villette à Paris en 2022-2023.

L'Égypte est "la mère du monde". Pendant des siècles et des siècles, elle a enfanté des idées et des images qui ont diffusé à travers le monde, ont été adoptées, adaptées, déformées, transformées, au point de devenir parfois méconnaissables. Nous suivrons les péripéties de voyages de certaines d'entre elles.

 

 

 

 

 


Vendredi 16 mai à 18h30

 

  

ANIMER L'INANIMÉ :

DU CADAVRE À LA STATUE DIVINE DE CULTE

  

Par Marie-Astrid CALMETTES

École du Louvre et Sorbonne (Paris IV). Docteur en égyptologie (Université Libre de Bruxelles, 2013). Chargée de cours à l'Institut d'égyptologie Khéops (1999-2024), à l'UFR d'Histoire de l'art et d'archéologie de l'Université de Nantes (2017-2023), à l'Université Permanente de Nantes (2016-2021) ainsi que dans d'autres structures culturelles, elle est aujourd'hui rattachée au Centre Interdisciplinaire des Religions et de la Laïcité (ULB).

 

 

La notion d'animation est au cœur des croyances religieuses et funéraires des anciens Égyptiens. Quels sont les éléments - ou les êtres - qui sont inanimés et quels sont ceux qui, au contraire, sont animés ? Quelle est la nature de cette animation et pourquoi s'avère t-elle nécéssaire? Si le cadavre est probablement le premier élément inerte auquel l'homme est confronté, qu'en est-il de la présence divine dans le temple? Incarnée dans le réceptacle qu'est la statue de culte, celle-ci «meurt» en effet chaque nuit et se doit, à l'aube de chaque matin, être réanimée par le biais du rituel. D'ailleurs, ce processus d'animation dépend t-il d'un seul geste rituel ou s'étend t-il dans la durée? Convient-il de le reproduire régulièrement? Existe t-il différents processus d'animation? Et, en quoi consiste présicément le rituel de l'ouverture de la bouche? Prépare t-il la statue ou la momie à être animée ou l'active t-elle réellement ? Enfin, qu'en est-il de l'union entre le ba et le corps, qu'il s'agisse de celui du défunt ou de celui du dieu? Autant de questions d'ordre anthropologique auxquelles nous tenterons de répondre en faisant appel à différents passages textuels ainsi qu'à un certain nombre d'images.


Vendredi 11 avril 2025 à 18h30

 


LES PROGRAMMES DÉCORATIFS ET LA FONCTION DES TEMPLES PARTICULIÈREMENT AU NOUVEL EMPIRE

 

Par Linda CHAPON

Égyptologue et archéologue. Titulaire d'une licence en histoire et d'un master en archéologie et anthropologie physique. Spécialisée en égyptologie à l'Institut d'égyptologie de Tübingen (Allemagne) et titulaire d'un doctorat en histoire et arts (Université de Grenade, Espagne).

  

La construction de temples se multiplient au Nouvel Empire, dont les temples de « millions d’années ». Ils peuvent être définis au sens large comme des complexes destinés au roi et à la divinité et à l’éternelle régénération du pouvoir royal. Leurs programmes architecturaux et décoratifs semblent matérialiser tout particulièrement les aspects religieux, idéologiques et politiques de cette époque. Nous allons parcourir certains aspects de ces programmes décoratifs, qui étaient une combinaison tout autant de traditions antérieures remontant au début de l’histoire égyptienne comme de nouvelles formes d’expression, en les mettant en relation avec d’autres monuments de cette époque.

 


Vendredi 21 mars 2025 à 18h30

 

 

LES SCORPIONS DE L'ÉGYPTE ANCIENNE :

de L'ARACHNIDE AU DIVIN

Par Frédéric ROUFFET

Égyptologue et collaborateur scientifique au programme VÉgA, LabEx ARCHIMEDE. Institut d'égyptologie François Daumas – UMR 5140 (CNRS - Université Paul-Valéry - Montpellier III)

 

Les Anciens Égyptiens, fins observateurs, avaient analysé dès le début de leur histoire le monde dans lequel ils évoluaient. Au sein de celui-ci, les animaux tenaient une place importante, comme en témoignent par exemple les divinités zoocéphales ou encore les cultes d’animaux sacrés comme celui dédié au taureau Apis. Peu représenté mais tenant une place importante dans la vie quotidienne, le scorpion était considéré sur terre comme un ennemi de l’homme… tandis que dans l’Au-delà, il devenait un précieux allié ! Nous aborderons notre présentation en partant du vocabulaire et des textes égyptiens pour nous tourner ensuite vers la mythologie afin de dresser une image de cet arachnide passionnant.


Vendredi 7 février 2025 à 18h30

Maison de quartier Saint-Georges

1bis rue Haute Saint-Georges

24000 Périgueux

Thème :

Le Ouadi Araba ; un espace de passage dans le désert oriental de la préhistoire à l'époque copte

 

Par Yann TRISTANT

Docteur en Archéologie, égyptologue. Professeur associé, département d'archéologie KU Leuven. Président de la revue Archéo-Nil. Professeur adjoint à Macquarie University-Department of Ancien History, Sydney (Australie). 

  

Le ouadi Araba est une vallée aride qui s’étend sur près de 160 km depuis Za‘farana, sur le littoral de la mer Rouge, jusqu’à la vallée du Nil, au nord de Beni Souef. La mission de prospection menée par l’Ifao avait pour but d’explorer de manière systématique le ouadi Araba en suivant les contreforts de l’axe principal et les ouadis secondaires qui dessinent des chemins transversaux pour se déplacer dans le massif du Galâla. Il s’agissait de faire l’inventaire des puits, des sites d’occupation (relais, habitats, cimetières, sites d’exploitation minière), des inscriptions rupestres et de tous les documents archéologiques, historiques et géographiques qui concernent cet espace de circulation. L’intérêt principal du programme réside dans son aspect diachronique, depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque moderne. Les résultats majeurs du programme de prospection sont d’une la découverte d’un ensemble de petits sites attribués par leur mobilier lithique au Néolithique précéramique du Levant (Pre-Pottery Neolithic, PPN), et plus particulièrement à la phase PPNB (8500-7000 BCE), et d’autre part la mise en évidence d’une piste d’époque pharaonique (Ancien-Moyen Empire), encore bien marquée dans le paysage sur presque 40 km, au pied du Galâla Nord, menant de la vallée du Nil jusqu’au port du Ouadi Jarf sur la mer Rouge.


Samedi 30 novembre 2024

Conférence inter-associations

 

France Égypte Limoges, Association Périgourdine d'Égyptologie  Kemet, Association Bordelaise d'Égyptologie

Cléopâtre

 

Par Gilles LEGRAND, Vice-Président de France Égypte Limousin

Certifié en langue et grammaire égyptiennes de l'Institut Khéops de Paris

 

Cléopâtre VII est la dernière reine d’Égypte.

Son intelligence, sa culture et son charme particulier lui ont permis de résister aux plus « grands » de l’époque et de modifier quelque peu le cours de l’histoire. Mais Auguste a été le plus fort...

 

Son histoire et sa fin tragique dans la fleur de l’âge, nous sont connues par l’intermédiaire de quelques auteurs antiques.

 


Vendredi 25 octobre 2024

 

 

Ta Set Neferou et Ramesseum

 

 

 

Par Docteur André MACKE

Anthropologue - Université de Lille

Médecin, spécialiste en radiologie et en imagerie médicale. Il a collaboré avec l'Institut d'égyptologie thébaine du Louvre (CNRS) et le Centre d'études et de documentation sur l'Ancienne Égypte.

 

TA SET NEFEROU , RAMESSEUM

Royaume des morts , monde des vivants

 

Dans cette conférence, André MACKE, apporte son expérience de 40 années de fouilles anthropologiques (sous l'égide de l' UA 1064 CNRS - Louvre puis de la MAFTO - Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest- directeur Christian Leblanc) dans la Vallée des Reines (1984-1997) puis au Ramesseum (2000-2023).

Il a abordé le travail d'anthropologie sous deux angles totalement différents.

Dans la vallée des Reines, il a eu pour mission de répertorier les momies et les ossements humains livrés en vrac dans des tombes pillées puis réutilisées pendant plus de 2000 ans à des fins multiples et dont il a été chargé d'en tirer une vision globale.

Au Ramesseum, dans ce temple des vivants, la fouille systématique du site a permis la découverte de tombes intégrées au site. Il a pour mission de faire un travail de terrain dans l'équipe des archéologues, ce qui lui a permis d'intervenir sur des corps en place, de comprendre les inhumations et de faire une datation sur leur origine (avant et après la construction du temple).


Vendredi 27 septembre 2024

 

  

Mythe archaïque et mythe osirien

 

 

 

Par Bernard MATHIEU

Professeur d'égyptologie (UPVM)
Habilitation à diriger des recherches, section CNU 21 (depuis 1999).

Directeur de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire (de déc. 1999 à déc. 2004).

Maître de conférences en égyptologie HDR (hors classe) à l’Université Montpellier III (depuis 2005).

Nombreuses missions archéologiques (Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak, Mission archéologique française de Saqqâra, Mission de l’IFAO à Saqqâra-Sud, Mission de l’IFAO au désert Oriental d’Égypte)

Mythe archaïque et mythe osirien

 

Deux principales structures mythiques ont innervé la civilisation de l’Égypte ancienne, dès l’apparition des Textes des Pyramides. Le mythe archaïque, d’une part, qui s’est formé dans les tout premiers temps de l’histoire égyptienne, et le mythe osirien, d’autre part, qui s’est diffusé très rapidement sur l’ensemble du territoire à partir de la Ve dynastie.

Le premier, qui oppose Horus et Seth, a d’abord une fonction historiographique, en ce qu’il explique la constitution de l’État pharaonique et la dualité de l’Égypte ; il sert également de modèle de référence à la pratique juridique et administrative.

Le second récit mythique, fondé sur le meurtre d’Osiris, fixe les règles institutionnelles de transmission du pouvoir royal, mais il permet aussi d’élaborer une représentation de l’opposant qui légitime la répression politique.

Les deux modèles, qui ont coexisté en se superposant parfois, contribuèrent à leur manière à assurer la paix civile et la cohésion de la société égyptienne.

 


Vendredi 24 Mai 2024

 

Thème :

Le désert vu par les égyptiens

 

 

 

Par Bénédicte LHOYER

Docteure en égyptologie, chercheuse, enseignante à l'École du Louvre, en post-doctorat au Centre Alexandre-Koyré (CNRS)

Le désert vu par les Égyptiens

 

Lieu hostile par excellence dans la mentalité égyptienne, le désert est le refuge des tribus nomades, des animaux dangereux et un symbole de la stérilité de la terre. Pourtant, les Anciens Égyptiens n’ont pas écarté ces territoires qui forment la majorité de l’espace du pays. Malgré les périls, le désert conduit à des ressources minières essentielles. Les routes qui mènent aux Oasis du désert libyque sont très fréquentées car ces îlots de verdure ont un fort potentiel économique. Dans le désert arabique, certains ouadis comme le célèbre Ouadi Hammamat, furent traversés et exploités par des générations de travailleurs pour en exploiter les pierres ou pour se rendre en Mer Rouge. Notre conférence vous propose de mettre en lumière ces zones moins désertiques qu’il n’y paraît et sans qui l’Égypte n’aurait pas été le pays qu’elle fût.

 


Vendredi 26 avril 2024

 

 Thème :

Les premiers Livres des morts sur toile

 

 

 

 

Par Annie GASSE

Égyptologue

Directrice de recherche émérite C.N.R.S.

 

Les premiers livres des morts sur toile

Outre ses monuments grandioses et le trésor de Toutânkhamon, l’Égypte ancienne s’est surtout fait connaître grâce à ses représentations de l’au-delà, par exemple dans les tombes de la Vallée des Rois. Mais ce sont aussi ses papyrus funéraires qui exercent depuis toujours une fascination telle que la recherche scientifique ne cesse d’étudier ces documents passionnants. Parmi ces recueils funéraires, le Livre des morts est le produit emblématique du Nouvel Empire, un recueil de formules destiné à guider le défunt dans l’au-delà. Un des plus célèbres est le Livre des morts d’Ani, un magnifique papyrus conservé à Londres. Nombre d’autres Livres des morts seront produits en Égypte jusqu’à l’époque romaine. Or, l’origine de ces documents peut être trouvée dès l’aube du Nouvel Empire, par des versions écrites sur linceuls en toile qui permettent de saisir un maillon de la transmission entre les Textes des Sarcophages et l’épanouissement du Livre des Morts des Ramsès.

 

Samedi 16 mars 2024

 

Conférence inter-associations : Limoges, Périgueux, Bordeaux 

en soutien aux travaux de fouilles de l'Association pour la Sauvegarde du Ramesseum

 Dernières découvertes et restauration du temple de RAMSÈS II

par Christian LEBLANC

Directeur de Recherche Émérite au CNRS

Directeur de la Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest

MAFTO-UMR 8220 CNRS (LAMS-Sorbonne Université) ANTENNE EGYPTE

Membre de l'Institut d'Égypte

Conseiller scientifique permanent auprès du Centre d'Étude et de Documentation sur l'Ancienne Égypte (CEDAE) Ministère du Tourisme et des Antiquités

 

Cette conférence présenta une rétrospective des recherches et des travaux de restauration qui sont effectués depuis plusieurs années dans le temple de Ramsès II à l'ouest de Thèbes, connu depuis J.-Fr. Champollion sous le nom de Ramesseum. Les fouilles menées dans le temple et ses dépendances en brique crue ont apporté une somme considérable d'informations qui permet de mieux comprendre aujourd'hui la véritable vocation de ce que les anciens Égyptiens appelaient des "temples de millions d'années". Bien plus que des mémoriaux à caractère simplement funéraire comme cela a été trop souvent dit, ces fondations royales étaient surtout, en plus de leur aspect purement cultuel, des satellites, économiques et administratifs de l'institution royale en milieu régional. Les recherches menées au fil des années sur ce site prestigieux, contribuent ainsi dans une large mesure à enrichir nos connaissances sur l'histoire de la société qui vivait dans le IVe nome de Haute-Égypte au cours du Nouvel Empire et plus particulièrement durant l'époque ramesside.

La Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest (MAFTO/CNRS) qui œuvre conjointement avec le Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités et l'Association pour la Sauvegarde du Ramesseum, associe également à ses travaux le Centre d'Étude et de Documentation sur l'Ancienne Égypte (CEDAE, organe du Conseil Suprême des Antiquités de l'Égypte).

 



Vendredi 23 Février 2024

 

 Thème :

 

La Fête Jubilaire du Pharaon Soleil Amenhotep III

 

 Par Marianne PINON

 Docteure en Égyptologie de l'équipe ENiM (Egypte Nilotique et Méditerranéenne) - UMR 5140 ASM (Archéologie des Société Méditerranéenne)

  Université Paul-Valéry - Montpellier 3 

 

Les fêtes sd, ou fêtes jubilaires, sont attestées tout au long de l'histoire de l'Égypte pharaonique. Promises par milliers au roi lors de sa montée sur le trône, elles étaient l'occasion d'exalter sa divinité après trente longues années de règne. Certains souverains ont effectivement célébré une fête sd mais sans laisser aucune trace, et d'autres, comme Amenhotep III, en ont orchestré de si somptueuses qu'aujourd'hui nous  pouvons tenter de reconstituer la chronologie de ces évènements. Amenhotep III s'est vu octroyé le privilège  de trois fêtes sd qui ont été par la suite représentées dans des temples, parfois jusqu'en Nubie ou dans les tombes de grands dignitaires qui ont voulu emporter ce souvenir bien après leur mort. À l'occasion de la première, il a fait ériger un complexe palatial qui reste à ce jour le palais le mieux documenté de l'histoire égyptienne. À travers ces différents témoignages nous iront assister, accompagnés de danses, de musique et de bon vin, aux jubilés d'Amenhotep III.

 

 


 Vendredi 24 Novembre 2024

Thème :

Du Mythe à la Réalité ou de l’irrationnel au rationnel en Egypte Ancienne.

 

 

Par Yvonne BONNAMY

Présidente de Kemet

 

Pour les Egyptiens anciens, coexistent dans leur pensée la réalité, l’imaginaire et le vrai qui, pour eux, sont des notions différentes mais complémentaires.. Les mythes fondateurs de la civilisation égyptienne ont toujours gardé pour eux la même importance mais n’ont jamais empêché une réelle recherche scientifique. Ainsi, ce sont les mathématiques égyptiennes qui seront la base des mathématiques grecques. Il y aura toujours une motivation se rapportant à leur univers mythologique mais les recherches de ce peuple très pragmatique au demeurant seront toujours basées sur une recherche scientifique particulièrement cohérente que ce soit dans les domaines de l’architecture, des mathématiques, de la médecine ou de l’art. Jusqu’à la fin d’une civilisation égyptienne “authentique”, les deux univers resteront liés, l’irrationnel justifiant les découvertes faites par rationalité.

 

 


Vendredi 27 Octobre 2023

 

Thème :

 

Min, Dieu des Déserts

 

 

 

 

Par Jean-Guillaume OLETTE PELLETIER

 

Égyptologue, membre associé de l’UMR 8167 (Orient Méditerranée)

 

 

 

Depuis les origines de sa figuration, la figure de Min fut intimement liée aux expéditions militaires et minières du désert Oriental égyptien. Partant de son sanctuaire majeur que fut Coptos, son culte se propagea en suivant les axes expéditionnaires antiques. De Mersa Gaouasis au Gebel el-Zeit en passant bien évidemment par le ouadi Hammamat, la figure de ce dieu ithyphallique s’implanta au Moyen Empire dans une sorte d’hagiographie géographique mettant en avant le caractère surnaturel des rois et de Min, aussi bien de manière complémentaire qu’en osmose directe, révélant ainsi les richesses de ces territoires liminaux, véritables dons du dieu.

 

Au cours de la Première Période intermédiaire, les souverains et le clergé thébain de la 11e dynastie mirent en place un nouveau culte dynastique en la figure du dieu Rê-Amon/Amon-Rê. Entité mystérieuse et cachée et donc absente de figuration propre, les prêtres de Karnak choisirent alors l’image de Min pour le représenter. Cette absorption thébaine mit alors en place une véritable unicité et authenticité de l’image d’Amon, rejetant alors celle de Min, tout particulièrement sous le règne de Sésostris Ier. Pourtant, le culte de cet antique dieu dynastique, bien qu’écarté, ne fut étonnamment jamais effacé, bien au contraire. 

 

 



 

Vendredi 29 Septembre 2023 à 18 H 30 Salle St Georges

La chambre des ancêtres de KARNAK, les tribulations d'un monument (démontage par Emile Prisse d'Avennes)

Par Karine MADRIGAL

Egyptologue, chercheuse associée au laboratoire HiSoMA de Lyon

 

 

 

 

Au cours de son séjour en Egypte, Prisse d'Avennes se rend compte de la richesse des monuments de la période pharaonique, mais surtout de leur fragilité liée à la modernisation du pays voulue par Mehemet Ali. En 1943, il a en tête une entreprise audacieuse : le démontage et l'enlèvement de la Chambre des Ancêtres de Karnak. Pour réaliser son projet, il s'appuiera sur l'aide de Jacques-Joseph Champollion-Figeac, frère aîné du Déchiffreur, décédé en 1832. Cette affaire, digne d'un roman d'aventure, est documentée par de nombreuses lettres conservées dans le fonds Champollion des Archives départementales de l'Isère. Nous pouvons aujourd'hui découvrir, dans ces lettres passionnantes, comment se déroula cet enlèvement, sur fond de rivalités archéologiques et d'un contexte politique très particulier, les dernières années du règne de Mehemet Ali.

 



 

 

Samedi 10 Juin 2023 à 17 H 30

au Foyer Socio-culturel de Trélissac

"5 Février 1905 : Découverte sensationnelle dans la Vallée des Rois".

Par Alain DAUTANT

Président de l'ABE

 

 Dix-sept ans avant la découverte par Lord Carnavon et Howard Carter de la tombe de Toutankhamon, Théodore Davis et James Quibell avaient déjà découvert la tombe intacte de ses arrières grands-parents Youya et Touyou. En effet, les analyses ADN ont confirmé que ce couple était les parents de la reine Tiyi, épouse d’Amenhotep III, grand pharaon de la XVIIIe dynastie.

 

L’équipement funéraire abondant et de grande qualité (masque funéraire, cercueils multiples, coffre et vases canopes, livre des morts, boite à chaouabtis et chaouabtis, modèles miniatures d’outils, char, lits, chaises, coffres, sandales, vases, jarres, boites à nourriture, amulettes, etc) est aujourd’hui présenté au Musée Egyptien du Caire dans la galerie autrefois réservée à Toutankhamon et au Metropolitan Museum de New York.

 

Par son plan, (escalier et corridor), ses dimensions modestes et l’absence de décoration, cette tombe s’apparente à celle des autres tombes des membres de la famille royale (Tiaa, KV32) ou de l’élite (KV37) de la XVIIIe dynastie dans la vallée des Rois pour lesquelles elle peut donc servir de modèle quant au matériel funéraire.

 



 

 

 

 Vendredi 12 Mai 2023 à 18 H 30 Salle St Georges

Introduction aux livres du monde souterrain dans les tombes royales du Nouvel Empire

Par Florence MAURIC-BARBERIO

 

 

 

Au Nouvel Empire, le décor des tombes royales est caractérisé par une série de compositions dépeignant en textes et en images le parcours nocturne du soleil. Qu’il s’agisse du Livre de l’Amdouat, du Livre des Portes, du Livre des Cavernes ou du Livre de la Terre, leur thème commun est la régénération du dieu solaire dans les profondeurs du monde souterrain (désigné sous le nom de « Douat »), depuis son coucher à l’occident jusqu’à sa réapparition à l’orient du ciel. Avec leurs spécificités propres, ces compositions nous font pénétrer dans les « mystères » de l’Au-delà souterrain dominé par la figure du dieu Osiris : un monde sombre mais fécond, en contact avec les forces premières de la Création, où Rê vient se ressourcer chaque nuit mais où il doit triompher de son ennemi, le serpent Apophis, qui tente – toujours en vain – de faire obstacle à la course solaire.

 

 

 


 

 

Vendredi 21 Avril 2023 à 18 H 30 Salle St Georges

La vie de Perichon-Bey (1860 - 1929), un Ingénieur passionné d'Egyptologie

Par Thomas DURANTEAU

 

 

 

 

Cette rencontre met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean-André Périchon-Bey. Cet ingénieur originaire du Limousin a été pendant 22 ans directeur de grandes sucreries en Moyenne-Égypte. Passionné d’égyptologie, il a constitué une collection exceptionnelle de plus de 4000 objets antiques. Loin de l’image d’un pilleur, il organise des fouilles officielles, protège des objets monumentaux, il est l’auteur d’une carte du pays diffusée dans les écoles et participe à faire connaître la culture égyptienne avec laquelle il a vécu une rencontre profonde et durable.

 

À travers ce parcours de vie, Thomas Duranteau nous invite à plonger dans cette époque fascinante de la fin du XIXe siècle, au cours de laquelle le développement industriel du pays se conjugue avec un véritable âge d’or de l’égyptologie, où chaque coup de pioche dans les sables des nécropoles pouvait apporter des révélations scientifiques inattendues et extraordinaires.

 

 

 


 

Vendredi 31 Mars 2023 à 18 H 30

Salle St Georges

 

L’individu et son recours aux divinités dans sa vie quotidienne: la piété personnelle dans l'Égypte pharaonique.

 

Par Pascal VERNUS

Egyptologue, Philologue, Linguiste

 

 

Dans leur immense majorité, les données qui subsistent de l’Égypte pharaonique sont à finalité religieuse. À travers elles, s'exprime d'abord "la religion d'état" dans sa fonction sociale: donner un sens à la société égyptienne prise comme un tout et représentée par le pharaon, à ses institutions et aux événements qu’elle traversait.

 

Mais cette société était composée d'individus, et d'autres données correspondent à des besoins individuels. Au premier chef, le besoin de s'assurer une destinée post mortem. C'est "la religion funéraire".

 

Cela posé, dans la quotidienneté de sa vie terrestre, chaque individu était tenaillé par des désirs, des préoccupations, des ambitions, des angoisses bien idiosyncrasiques, et qu'il s'efforçait de traiter dans des relations particulières nouées avec les divinités. C'est la "religion ou la piété personnelle". Les données qu'elle a suscitées sont trop souvent laissées dans la pénombre dans les présentations de l'Égypte pharaonique. La conférence visera à en mettre au jour les tenants et les aboutissants, l’intérêt, et parfois la grande originalité dans l'histoire des mentalités religieuses de l'antiquité.

 


 

 

 Vendredi 24 Février 2023 à 18 H 30 Salle St Georges

"Les Liens entre les Hiéroglyphes, les Grecs et les Arabes"

Par Dominique FAROUT, Egyptologue, Philologue et Historien d'art.

 

 

 

 

 

 

Lorsque les musulmans envahissent l'Egypte, plus personne ne sait lire les hiéroglyphes depuis presque deux siècles. Même si les monuments pharaoniques et les images qui les couvrent impressionnent les nouveaux arrivants, on s'y intéresse peu. Pourtant, au cours des siècles, certains auteurs arabes développent une science ésotérique enregistrée et transmise en grec par les derniers païens ; le savoir alchimique, œuvre d'un être supérieur, Hermès trismégiste (Thot), dévoilé par Zosime de Panopolis (Akhmîm). Ces ouvrages hermétiques présentent des signes hiéroglyphes et des images pharaoniques que nous reconnaissons malgré les déformations. De plus, ils livrent quelques informations, dont une cruciale lors du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion.


 

 

 

Vendredi 2 Décembre 2022 à 18 H 30 Salle St Georges (également en visio)

 

La Cour Royale au temps des Pharaons

Par Aude GROS DE BELER

 

Si, dans l’iconographie et la littérature, Pharaon écrase par son omniprésence l’ensemble de ses
sujets à tel point qu’il semble souvent régner seul, il ne fait aucun doute que l’entourage royal est
l’une des composantes essentielles de la société égyptienne, où les femmes du harem comme les
hauts dignitaires jouent un rôle primordial dans la gouvernance du pays.

Toutefois, seules quelques indications, piochées ici ou là, permettent de reconstituer des bribes
de la vie de la cour et du rapport des courtisans à la royauté, qui évoluent au fil des dynasties et
se complexifient avec la puissance du souverain et au gré de ses relations avec le monde extérieur. Mis bout à bout, tous ces éléments nous donnent une image, certes incomplète mais en constante évolution, des fastes de la cour égyptienne.

  


 

 

 

Samedi 22 Octobre 2022 à 17 H 30

Salle St Georges suivie d'un repas froid

La Reine Hatchepsout

Par Yvonne BONNAMY

 

 

Hatshepsout, ce nom qui résonne comme un éternuement est un des noms les plus connus de l’Egypte ancienne, même si la popularité du personnage vient souvent d’une surprise : celle de voir une reine occuper cette fonction de pharaon qui n’apparaissait tenue que par des hommes.. Occupant, vu le jeune âge des souverains en titre, la réalité du pouvoir comme c’était le cas des reines régentes, elle usurpa les insignes extérieurs de la royauté et pour ce faire, s’assura la complicité notamment du clergé d’Amon favorisant ainsi au sein de l’Egypte l’expansion d’un pouvoir concurrent au pouvoir central qui fut source de difficultés considérables pour ses successeurs. Sans pouvoir éradiquer totalement le souverain en titre, elle sut s’entourer de personnel compétent et de serviteurs efficaces et mener une politique architecturale novatrice et grandiose.

 

 


 

 

 

Vendredi 30 Septembre 2022 à 18 H 30

Salle St Georges

"La Pyramide de Khéops : les faits face aux fantasmes".

Par Franck MONNIER

 

 

 

 

La pyramide de Khéops est le centre de toutes les attentions en faisant régulièrement l'objet d'investigations très médiatisées. Dans un climat toujours tendu où science et médias font rarement bon ménage, le prodigieux monument trône majestueusement sur le plateau de Giza. Cette conférence est l'occasion d'offrir une mise au point et de commenter quelques-unes des théories les plus répandues à son sujet.

 


 

Vendredi 24 Juin 2022 à 18 H 30 Salle St Georges et également via zoom.

 

L'Extraordinaire cachette des Prêtres et Prêtresses à Deir El Bahari

(XXIème dynastie)

Par Alain DAUTANT (Président de l'A.B.E.)

 

 

Les ensembles funéraires de 153 prêtres et prêtresses de la fin de la XXIe dynastie (1069-945 avant J.-C.) ont été découverts en 1891 à Deir el-Bahari (Thèbes-Ouest) par Eugène Grébaut dans la cachette de Bab el-Gasous. Elle compte, à ce jour, parmi les découvertes majeures de l’Egypte ancienne. Plus de 4000 objets souvent inédits (momies, linceuls, amulettes, cercueils, papyrus et statuettes d’Osiris, serviteurs funéraires et boites les contenant, statues, maquettes de bateaux, etc) sont aujourd’hui dispersés dans 90 musées à travers le monde. Plus de 10000 serviteurs funéraires vendus par le musée du Caire au début du XXe siècle enrichissent les collections privées. L’inventaire et l’étude de cet ensemble exceptionnel permet d’avoir une vision d'ensemble de l’élite thébaine à la XXIe dynastie.

 

L’histoire de la découverte et de sa dispersion, les divers types de mobiliers, les personnages et leurs titres et la base de données bientôt accessible en ligne seront successivement présentés.

 

 

 


 

Vendredi 25 Mars 2022 à 18 H 30

Salle St Georges et en visio via zoom

 

Le Respect de la dignité Humaine dans l'Egypte ancienne

Mythe Egyptologique ou réalité documentée ?

 

Par Christian CANNUYER

Faculté de Théologie catholique de Lille

Président de la Société Royale Belge d'Etudes Orientales

Les égyptologues sont parfois suspectés de partialité et d'une vision idéalisée de l'Egypte ancienne lorsqu'ils évoquent les valeurs morales de sa civilisation. La conférence s'attachera cependant à montrer que la documentation prouve objectivement que les Egyptiens de l'antiquité avaient une haute conception de la dignité humaine, impliquant la sollicitude envers les plus faibles (handicapés, pauvres, personnes en détresse) et motivée par leur conviction, très semblable à celle de la Bible, que l'homme était créé "à l'image de Dieu", appelé à devenir dieu lui-même. 

 

 


 

Vendredi 25 Février 2022 à 18 H 30 Salle St Georges

 

 L’art de la parure : réalités et métaphores dans l’Égypte ancienne

 

Par Laure BAZIN, Egyptologue

 

 

 

 

Dans l’art égyptien, les différentes composantes du « costume » : vêtements, sandales, bijoux, coiffure, maquillage voire tatouages, constituent autant de marques spécifiques permettant d’indiquer le sexe, l’âge, l’origine ethnique et la condition sociale d’une personne, voire une fonction ou une prêtrise spécifique. Dans certains cas, la parure offre même la possibilité aux artistes d’établir une distinction entre la représentation, d’une part, des défunts évoluant dans le domaine divin et, d’autre part, des vivants. De plus, les diverses formes ainsi que les ornements des pagnes, robes, manteaux ou encore perruques des femmes comme des hommes servent souvent de critères stylistiques de datation, notamment pour les œuvres anépigraphes. On peut alors se demander, grâce au recoupement avec des artéfacts issus des fouilles, s’il ne s’agit là que de pures conventions iconographiques ou bien, parfois, du reflet de certaines préférences vestimentaires ou capillaires ayant varié selon les époques. D’où la question : existait-il une « mode » dans l’Égypte antique ?

 

 


 

Vendredi 26 Novembre 2021 à 18 H 30 Salle St Georges et également en visio via zoom

 

Magie et Médecine en Egypte Ancienne

 

Par Frédéric ROUFFET, Docteur en Egyptologie de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3

 

"Les textes égyptiens nous apprennent que magie et médecine étaient étroitement liées. Pourtant, les égyptologues distinguent, d'un point de vue structurel, textes médicaux et textes magiques. Mais cette distinction, issue des prémices de l'égyptologie, est-elle toujours d'actualité ? Durant cette conférence, nous mettrons en lumière les liens qui unissent magie et médecine en Égypte ancienne afin de découvrir leur objectif commun. Pour ce faire, nous nous focaliserons sur les textes égyptiens eux-mêmes, qu'ils soient écrits sur papyrus ou ostraca (tesson de céramique / éclat de calcaire inscrit) ou encore gravés sur des stèles ou statues"


Vendredi 22 Octobre 2021 à 20 H Salle St Georges et en visioconférence sur zoom

 

Le Duo Champollion dans l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes

Par Karine MADRIGAL, Egyptologue et Professeur de civilisation égyptienne à l'UIAD depuis 2010 et à l'UICG depuis 2018.

 

Le tandem Champollion : deux frères au service de l’égyptologie

 

 

Jean-François Champollion est considéré aujourd’hui comme le père de l’égyptologie. Grâce à lui, le mystère de l’écriture des anciens Égyptiens est enfin percé en 1822. De nombreux auteurs se sont intéressés au déchiffreur. Nous connaissons sa vie, son destin et de nombreux passages de ses lettres ont été publiés dans différents ouvrages traitant de son génie. Son parcours, son travail pour déchiffrer la langue des anciens Égyptiens, son voyage en Égypte, son rôle au sein du Musée du Louvre sont évoqués. Mais on oublie souvent de dire que derrière ce génie se cachait la rigueur d’un grand frère et mentor. Comme Jean-François Champollion l’a dit lui-même : « Je te dois tout ; mon cœur m’assure que nous ne ferons jamais deux personnes. »

 

 

L’inventaire et l’étude du fonds d’archives des frères Champollion conservé à Grenoble, nous permettent de remettre en lumière le rôle joué par Jacques-Joseph Champollion-Figeac dans la carrière du futur égyptologue. À partir de morceaux choisis d’échanges épistolaires issus des archives familiales nous montrerons l’implication du frère aîné dans les travaux du Déchiffreur et son rôle indispensable pour la discipline égyptologique naissante.

  Visioconférence disponible sur Zoom, selon conditions, jusqu'au vendredi 22 Octobre 2021

 

Samedi 25 Septembre 2021 à 15 H

En visioconférence

 

La première et la deuxième domination Perse en Egypte (6e-4e siècle av.JC)

 

 

Par Christian CANNUYER

Faculté de Théologie catholique de Lille

Président de la Société Royale Belge d'Etudes Orientales

 

En 526 av. J.-C., le roi achéménide Cambyse conquit l’Égypte. La domination perse allait durer

un peu plus de deux siècles, entrecoupés par une soixantaine d’années (404-343 av. J.-C.) où le

pays put recouvrer son indépendance. Cette période perse s’acheva à la fin de 332 av. J.-C.

avec la conquête d’Alexandre le Grand. Pour les Égyptiens, le traumatisme fut considérable :

pour la première fois depuis le temps des Hyksôs, leur pays subissait le joug d’une domination

étrangère durable. Après une présentation générale de cette période, la conférence tentera

de montrer comment, notamment au travers de révoltes politiques ou de tensions religieuses,

le rapport du peuple égyptien à son identité et aux étrangers fut profondément affecté par

cette domination.

 

 

 

 

 Samedi 4 Septembre 2021 à 15 H

Salle St Georges et en visioconférence

La Tombe de Ramses VI

Derniers fastes du Nouvel Empire

 

Par Yvonne BONNAMY

 

L’époque la plus glorieuse de l’Egypte ancienne touche à sa fin. Mais, avant le déclin, un de ses derniers souverains, Ramsès VI aura le temps de la doter d’un de ses plus magnifiques monuments. La tombe qu’il se fit édifier, longue de plus de 115 m, entièrement décorée plafond compris, est une illustration de tous les textes funéraires qui devaient guider le roi défunt vers le renouvellement cyclique de sa vie dans l’au-delà. La salle funéraire, à l’aspect de cathédrale, laisse le visiteur saisi par cet ensemble majestueux.

 

Visioconférence disponible sur Zoom, selon conditions, jusqu'au samedi 31 Juillet 2021

 

Samedi 12 Juin 2021 à 15 H en visioconférence

 

"Comprendre le dessin figuratif Egyptien"

 

Par Robert VERGNIEUX

Les scènes figuratives égyptiennes sont immédiatement reconnaissables grâce à un style qui leur est propre. Indépendamment des thèmes qui « font » égyptiens, c’est surtout la façon de mélanger les points de vue dans une même image qui leur confère une identité forte. 

 

Les corps, les objets et l'architecture sont représentés avec une extrême minutie. A l’aide d’exemples concrets pris dans le répertoire iconographique, nous explorerons les solutions originales et très élaborées que les iconographes antiques ont inventées pour traduire, dans les deux dimensions des parois, le monde réel qui les entourait. Loin d'être des compositions schématiques, ce sont des représentations très élaborées, qui sont au service du discours visuel égyptien et qui en favorisent la perception.  

 

Ces images, d'une extrême précision nous émerveilleront encore longtemps !

 

 

 

Samedi 29 Mai 2021 à 15 H

en visioconférence

 

La Reine Ânkhesenpépy II et ses textes des pyramides

 

Par Bernard MATHIEU

Professeur d'Egyptologie (UPVM)

 

Moins célèbre sans doute que ne le sont Hatchepsout, Néfertiti ou Cléopâtre, la reine Ânkhesenpépy II, épouse du pharaon Pépy 1er, a pourtant joué un rôle de tout premier plan vers la fin de l’Ancien Empire égyptien, durant la VIe dynastie (env. 2345-2180 avant n. è.). La découverte à la fin du XXe siècle par la Mission archéologique franco-suisse de Saqqâra de son somptueux complexe funéraire, avec des Textes des Pyramides gravés dans ses appartements funéraires, a jeté un nouvel éclairage sur l’un des principaux acteurs féminins de l’histoire pharaonique. 

 

Samedi 17 Avril 2021 à 15 H en visioconférence

 

Les premières expéditions égyptiennes au Sinaï à l’époque pré et proto-dynastique (c. 3200-2700 av. J.-C.)

 

 Par Pierre TALLET

 Professeur d’égyptologie - Sorbonne Université

 Directeur de l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée »

                                                                                       Président de la Société française d’égyptologie.

 

Pendant longtemps, on a pensé que l’exploitation de la zone minière du Sud-Sinaï par les Egyptiens n’avait commencé qu’au début de la IIIe dynastie (c. 2700 av. J.-C.), les plus anciens bas-reliefs découverts sur le site d’exploitation minière du ouadi Maghara datant des règnes de Djéser, Sekhemkhet et Sanakht, trois des souverains de cette lignée. Les nouvelles découvertes réalisées entre 2008 et 2012 par notre équipe de Sorbonne-Université et de l’Institut français d’archéologie orientale ont permis la découverte plusieurs nouveaux sites - notamment au Ouadi Ameyra - où des inscriptions rupestres montrent que cette fréquentation du Sud-Sinaï avait débuté près de 500 ans plus tôt, sous la période de Nagada III (c. 3200 av. J.-C.) pour se poursuivre sous la « dynastie 0 », puis sous les Ire et IIe dynasties.

 

 

 

 

Samedi 17 Avril 2021 à 15 H en visioconférence

Les enseignements de la TT 33 : La Mort, La Renaissance et l'Immortalité selon Padiamenope : une approche anthropologique nouvelle.

 

Par Claude TRAUNECKER

Professeur émérite de l'Université de Strasbourg

 

Dans cette visioconférence, après avoir montré les particularités de la tombe de Padiamenopé (TT 33), tombe bibliothèque, musée et lieu de pèlerinage, je présenterai une lecture nouvelle du décor de la tombe, lecture résolument anthropologique.

Elle est fondée sur l'usage d'un modèle de salut individuel se référant non pas à des cycles cosmiques, mais à des réalités quotidiennes humaines. D'abord réservé à la personne royale, ce modèle a été adapté au destin individuel par Padiamenopé, prêtre ritualiste et archiviste des derniers rois de la XXVème dynastie. Je montrerai aussi comment cette vision nouvelle structure les enterrements royaux et princiers dans la lointaine Nubie, bien après l'effondrement de la domination Kouchite en Egypte.

 

Samedi 27 Mars à 15 H

en visioconférence

 

Handicap  et différence en Egypte ancienne

Par Bénédicte LHOYER

Docteur en Egyptologie

 

 

Depuis le début de l'égyptologie, l'image égyptienne fut perçue comme le reflet d'une beauté idéale et qui rejetterait de facto les représentations "hors-normes". Or, une observation attentive des monuments révèle la présence d'êtres au physique particulier : aveugles, boiteux, chauves, nains ou encore obèses peuplent les décors et s'harmonisent avec l'ensemble des images. Leur présence et leur récurrence dépassent l'idée du pittoresque pour souligner des contextes sociaux bien précis. Nous vous proposons donc de s'intéresser de plus près à ces figures, qui ont beaucoup à nous apprendre sur la société égyptienne, et finalement sur nous-mêmes.

 

 

Visioconférence Samedi 13 Mars à 15 H

 

L'Humanisme en Egypte Ancienne

Par Yvonne BONNAMY

 

 

L’histoire de l’Egypte Antique se déroule sur plus de 30 siècles et cette civilisation, stable dans son ancienneté interpelait les nations environnantes. La langue, l’écriture témoignent de l’essence même d’un peuple, de sa culture et sa littérature sera le reflet de ses aspirations de l’établissement de sa société et de sa conception même de la vie. L’homme n’est pas le couronnement de la création mais un des éléments qui la constituent. L’intermédiaire entre les dieux et les hommes, c’est le roi qui va rassembler entre ses mains les pouvoirs politique, religieux, militaire et judiciaire. Mais le roi est conditionné par sa nature divine qui lui interdit de faire régner l’arbitraire et par sa fonction royale qui est de faire régner la Maât, principe qui garantit le maintien de l’ordre du monde et de la société. L’observance de la Maât et de son caractère de solidarité sociale va être l’éthique même de la société égyptienne. Un certain temps, on a dénié à l’Egypte ancienne toute pensée abstraite. Pourtant, les images concepts déploient des pans entiers du réel et les écrivains égyptiens ne font qu’affirmer à leur tour les capacités cognitives de la littérature, de la poésie.

 

 

 

Conférence Vendredi 2 Octobre 2020

 

Le Trésor de Toutankhamon

Par Yvonne BONNAMY

 

 

 

On ne présente plus la beauté du trésor de Toutankhamon. Les nombreux superlatifs sans cesse repris depuis la découverte de la tombe en 1922 par Howard Carter n’ont pas réussi à émousser l’intérêt du public pour ces réalisations de l’art égyptien. Mais cette découverte permit aussi d’apporter des données nouvelles pour la compréhension de la vie et de la mort en Egypte ancienne. Devant la splendeur des objets exposés, on ne peut que rêver à ce que furent les contenus des tombes, hélas pillées, de Ramsès II ou Thoutmosis III.

 

 

 

Vendredi 14 Février 2020 à 20 H 00

Aperçu des Mathématiques en Egypte Ancienne

 

Par Marianne MICHEL

 (Université catholique de Louvain)
Docteur et chargée de cours en égyptologie, Présidente du Groupe de Recherches sur l'Égypte ancienne, Membre de la Société Royale Belge d'Études Orientales

 Les Égyptiens de l’Antiquité ont contribué eux aussi à la construction de ce grand édifice que sont les sciences mathématiques mais quelle place accorder à « leurs » mathématiques et quelles en sont les spécificités ?
Après une brève introduction concernant les sources utilisées (Moyen Empire et Papyri démotiques), nous commencerons par découvrir le système de numération, les nombres et les fractions, via quelques opérations élémentaires. Ensuite, nous examinerons un exemple d'utilisation de la méthode de fausse position, des exemples de calculs de racines carrées, de calculs de l'aire du disque, de calculs d'inclinaisons.

 

 

 

Vendredi 29 Novembre 2019 à 20 H 00

 

Khaemouaset le fils de Ramses II, le prince archéologue

Par Philippe COLLOMBERT

 

Philippe Collombert est professeur d'égyptologie à l'Université de Genève.

Il dirige la Mission archéologique franco-suisse de Saqqâra.

 

 

Le prince Khâemouaset, quatrième fils de Ramsès II, était très intéressé par les monuments et les écrits anciens ; il a laissé de nombreux témoignages de sa piété pour les rois des époques révolues et a fait graver plusieurs inscriptions sensées vanter ses restaurations de monuments anciens. A ce titre, les égyptologues actuels l'ont souvent célébré comme le "prince archéologue". On verra que la réalité est probablement un peu différente...