Conférences


 

L’association KEMET vous propose, tout au long de l’année, des rencontres avec de grands égyptologues qui viennent vous parler de la civilisation égyptienne ou de l’avancée de leurs recherches. Séance de questions-réponses et de dédicaces à la fin de chaque conférence.

 

 Nos prochaines conférences

 


Vendredi 24 Juin 2022 à 18 H 30 Salle St Georges

La Nécropole Inconnue de Deir El Bahari

Par Alain DAUTANT

 

Pratique : Conférence salle St Georges et en visioconférence via  Zoom, Vendredi 24 Juin à 18 H 30 – Entrée : 10 € par participant - 5 € pour les adhérents, les étudiants et les demandeurs d'emploi et sur inscription .

 


 

Télécharger
Formulaire d'inscription visioconférence
Document Adobe Acrobat 82.4 KB

 

 

Vendredi 30 Septembre 2022 à 18 H 30 Salle St Georges

Les 2 Pyramides de Zawyet el-Aryan

Par Franck MONNIER

 

 

Vendredi 2 Décembre 2022 à 18 H 30 Salle St Georges

Aude GROS DE BELER (A confirmer)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Archives :

 

Vendredi 25 Mars 2022 à 18 H 30

Salle St Georges et en visio via zoom

 

Le Respect de la dignité Humaine dans l'Egypte ancienne

Mythe Egyptologique ou réalité documentée ?

 

Par Christian CANNUYER

Faculté de Théologie catholique de Lille

Président de la Société Royale Belge d'Etudes Orientales

 

 

 

Les égyptologues sont parfois suspectés de partialité et d'une vision idéalisée de l'Egypte ancienne lorsqu'ils évoquent les valeurs morales de sa civilisation. La conférence s'attachera cependant à montrer que la documentation prouve objectivement que les Egyptiens de l'antiquité avaient une haute conception de la dignité humaine, impliquant la sollicitude envers les plus faibles (handicapés, pauvres, personnes en détresse) et motivée par leur conviction, très semblable à celle de la Bible, que l'homme était créé "à l'image de Dieu", appelé à devenir dieu lui-même. 

 

 

 

Vendredi 25 Février 2022 à 18 H 30 Salle St Georges

 

 L’art de la parure : réalités et métaphores dans l’Égypte ancienne

 

Par Laure BAZIN, Egyptologue

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’art égyptien, les différentes composantes du « costume » : vêtements, sandales, bijoux, coiffure, maquillage voire tatouages, constituent autant de marques spécifiques permettant d’indiquer le sexe, l’âge, l’origine ethnique et la condition sociale d’une personne, voire une fonction ou une prêtrise spécifique. Dans certains cas, la parure offre même la possibilité aux artistes d’établir une distinction entre la représentation, d’une part, des défunts évoluant dans le domaine divin et, d’autre part, des vivants. De plus, les diverses formes ainsi que les ornements des pagnes, robes, manteaux ou encore perruques des femmes comme des hommes servent souvent de critères stylistiques de datation, notamment pour les œuvres anépigraphes. On peut alors se demander, grâce au recoupement avec des artéfacts issus des fouilles, s’il ne s’agit là que de pures conventions iconographiques ou bien, parfois, du reflet de certaines préférences vestimentaires ou capillaires ayant varié selon les époques. D’où la question : existait-il une « mode » dans l’Égypte antique ?

 

 


 

Vendredi 26 Novembre 2021 à 18 H 30 Salle St Georges et également en visio via zoom

 

Magie et Médecine en Egypte Ancienne

 

Par Frédéric ROUFFET, Docteur en Egyptologie de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3

 

 

 

 

"Les textes égyptiens nous apprennent que magie et médecine étaient étroitement liées. Pourtant, les égyptologues distinguent, d'un point de vue structurel, textes médicaux et textes magiques. Mais cette distinction, issue des prémices de l'égyptologie, est-elle toujours d'actualité ? Durant cette conférence, nous mettrons en lumière les liens qui unissent magie et médecine en Égypte ancienne afin de découvrir leur objectif commun. Pour ce faire, nous nous focaliserons sur les textes égyptiens eux-mêmes, qu'ils soient écrits sur papyrus ou ostraca (tesson de céramique / éclat de calcaire inscrit) ou encore gravés sur des stèles ou statues"

 


Vendredi 22 Octobre 2021 à 20 H Salle St Georges et en visioconférence sur zoom

 

Le Duo Champollion dans l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes

Par Karine MADRIGAL, Egyptologue et Professeur de civilisation égyptienne à l'UIAD depuis 2010 et à l'UICG depuis 2018.

 

Le tandem Champollion : deux frères au service de l’égyptologie

 

 

 

Jean-François Champollion est considéré aujourd’hui comme le père de l’égyptologie. Grâce à lui, le mystère de l’écriture des anciens Égyptiens est enfin percé en 1822. De nombreux auteurs se sont intéressés au déchiffreur. Nous connaissons sa vie, son destin et de nombreux passages de ses lettres ont été publiés dans différents ouvrages traitant de son génie. Son parcours, son travail pour déchiffrer la langue des anciens Égyptiens, son voyage en Égypte, son rôle au sein du Musée du Louvre sont évoqués. Mais on oublie souvent de dire que derrière ce génie se cachait la rigueur d’un grand frère et mentor. Comme Jean-François Champollion l’a dit lui-même : « Je te dois tout ; mon cœur m’assure que nous ne ferons jamais deux personnes. »

 

 

L’inventaire et l’étude du fonds d’archives des frères Champollion conservé à Grenoble, nous permettent de remettre en lumière le rôle joué par Jacques-Joseph Champollion-Figeac dans la carrière du futur égyptologue. À partir de morceaux choisis d’échanges épistolaires issus des archives familiales nous montrerons l’implication du frère aîné dans les travaux du Déchiffreur et son rôle indispensable pour la discipline égyptologique naissante.

  Visioconférence disponible sur Zoom, selon conditions, jusqu'au vendredi 22 Octobre 2021

 

Samedi 25 Septembre 2021 à 15 H

En visioconférence

 

La première et la deuxième domination Perse en Egypte (6e-4e siècle av.JC)

 

 

Par Christian CANNUYER

Faculté de Théologie catholique de Lille

Président de la Société Royale Belge d'Etudes Orientales

 

En 526 av. J.-C., le roi achéménide Cambyse conquit l’Égypte. La domination perse allait durer

un peu plus de deux siècles, entrecoupés par une soixantaine d’années (404-343 av. J.-C.) où le

pays put recouvrer son indépendance. Cette période perse s’acheva à la fin de 332 av. J.-C.

avec la conquête d’Alexandre le Grand. Pour les Égyptiens, le traumatisme fut considérable :

pour la première fois depuis le temps des Hyksôs, leur pays subissait le joug d’une domination

étrangère durable. Après une présentation générale de cette période, la conférence tentera

de montrer comment, notamment au travers de révoltes politiques ou de tensions religieuses,

le rapport du peuple égyptien à son identité et aux étrangers fut profondément affecté par

cette domination.

 

 


 

 Samedi 4 Septembre 2021 à 15 H

Salle St Georges et en visioconférence

La Tombe de Ramses VI

Derniers fastes du Nouvel Empire

 

Par Yvonne BONNAMY

 

 

 

 

 

L’époque la plus glorieuse de l’Egypte ancienne touche à sa fin. Mais, avant le déclin, un de ses derniers souverains, Ramsès VI aura le temps de la doter d’un de ses plus magnifiques monuments. La tombe qu’il se fit édifier, longue de plus de 115 m, entièrement décorée plafond compris, est une illustration de tous les textes funéraires qui devaient guider le roi défunt vers le renouvellement cyclique de sa vie dans l’au-delà. La salle funéraire, à l’aspect de cathédrale, laisse le visiteur saisi par cet ensemble majestueux.

 

Visioconférence disponible sur Zoom, selon conditions, jusqu'au samedi 31 Juillet 2021

 

Samedi 12 Juin 2021 à 15 H en visioconférence

 

"Comprendre le dessin figuratif Egyptien"

 

Par Robert VERGNIEUX

 

 

 Les scènes figuratives égyptiennes sont immédiatement reconnaissables grâce à un style qui leur est propre. Indépendamment des thèmes qui « font » égyptiens, c’est surtout la façon de mélanger les points de vue dans une même image qui leur confère une identité forte. 

 

Les corps, les objets et l'architecture sont représentés avec une extrême minutie. A l’aide d’exemples concrets pris dans le répertoire iconographique, nous explorerons les solutions originales et très élaborées que les iconographes antiques ont inventées pour traduire, dans les deux dimensions des parois, le monde réel qui les entourait. Loin d'être des compositions schématiques, ce sont des représentations très élaborées, qui sont au service du discours visuel égyptien et qui en favorisent la perception.  

 

Ces images, d'une extrême précision nous émerveilleront encore longtemps !

 

 

 

Samedi 29 Mai 2021 à 15 H

en visioconférence

 

La Reine Ânkhesenpépy II et ses textes des pyramides

 

Par Bernard MATHIEU

Professeur d'Egyptologie (UPVM)

 

 

 

 

 

 

 

Moins célèbre sans doute que ne le sont Hatchepsout, Néfertiti ou Cléopâtre, la reine Ânkhesenpépy II, épouse du pharaon Pépy 1er, a pourtant joué un rôle de tout premier plan vers la fin de l’Ancien Empire égyptien, durant la VIe dynastie (env. 2345-2180 avant n. è.). La découverte à la fin du XXe siècle par la Mission archéologique franco-suisse de Saqqâra de son somptueux complexe funéraire, avec des Textes des Pyramides gravés dans ses appartements funéraires, a jeté un nouvel éclairage sur l’un des principaux acteurs féminins de l’histoire pharaonique. 

 

Samedi 17 Avril 2021 à 15 H en visioconférence

 

Les premières expéditions égyptiennes au Sinaï à l’époque pré et proto-dynastique (c. 3200-2700 av. J.-C.)

 

 Par Pierre TALLET

 Professeur d’égyptologie - Sorbonne Université

 Directeur de l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée »

                                                                                       Président de la Société française d’égyptologie.

 

Pendant longtemps, on a pensé que l’exploitation de la zone minière du Sud-Sinaï par les Egyptiens n’avait commencé qu’au début de la IIIe dynastie (c. 2700 av. J.-C.), les plus anciens bas-reliefs découverts sur le site d’exploitation minière du ouadi Maghara datant des règnes de Djéser, Sekhemkhet et Sanakht, trois des souverains de cette lignée. Les nouvelles découvertes réalisées entre 2008 et 2012 par notre équipe de Sorbonne-Université et de l’Institut français d’archéologie orientale ont permis la découverte plusieurs nouveaux sites - notamment au Ouadi Ameyra - où des inscriptions rupestres montrent que cette fréquentation du Sud-Sinaï avait débuté près de 500 ans plus tôt, sous la période de Nagada III (c. 3200 av. J.-C.) pour se poursuivre sous la « dynastie 0 », puis sous les Ire et IIe dynasties.

 

 

 

 

Samedi 17 Avril 2021 à 15 H en visioconférence

Les enseignements de la TT 33 : La Mort, La Renaissance et l'Immortalité selon Padiamenope : une approche anthropologique nouvelle.

 

Par Claude TRAUNECKER

Professeur émérite de l'Université de Strasbourg

 

Dans cette visioconférence, après avoir montré les particularités de la tombe de Padiamenopé (TT 33), tombe bibliothèque, musée et lieu de pèlerinage, je présenterai une lecture nouvelle du décor de la tombe, lecture résolument anthropologique.

Elle est fondée sur l'usage d'un modèle de salut individuel se référant non pas à des cycles cosmiques, mais à des réalités quotidiennes humaines. D'abord réservé à la personne royale, ce modèle a été adapté au destin individuel par Padiamenopé, prêtre ritualiste et archiviste des derniers rois de la XXVème dynastie. Je montrerai aussi comment cette vision nouvelle structure les enterrements royaux et princiers dans la lointaine Nubie, bien après l'effondrement de la domination Kouchite en Egypte.

 

Samedi 27 Mars à 15 H

en visioconférence

 

Handicap  et différence en Egypte ancienne

Par Bénédicte LHOYER

Docteur en Egyptologie

 

 

Depuis le début de l'égyptologie, l'image égyptienne fut perçue comme le reflet d'une beauté idéale et qui rejetterait de facto les représentations "hors-normes". Or, une observation attentive des monuments révèle la présence d'êtres au physique particulier : aveugles, boiteux, chauves, nains ou encore obèses peuplent les décors et s'harmonisent avec l'ensemble des images. Leur présence et leur récurrence dépassent l'idée du pittoresque pour souligner des contextes sociaux bien précis. Nous vous proposons donc de s'intéresser de plus près à ces figures, qui ont beaucoup à nous apprendre sur la société égyptienne, et finalement sur nous-mêmes.

 

 

Visioconférence Samedi 13 Mars à 15 H

 

L'Humanisme en Egypte Ancienne

Par Yvonne BONNAMY

 

 

L’histoire de l’Egypte Antique se déroule sur plus de 30 siècles et cette civilisation, stable dans son ancienneté interpelait les nations environnantes. La langue, l’écriture témoignent de l’essence même d’un peuple, de sa culture et sa littérature sera le reflet de ses aspirations de l’établissement de sa société et de sa conception même de la vie. L’homme n’est pas le couronnement de la création mais un des éléments qui la constituent. L’intermédiaire entre les dieux et les hommes, c’est le roi qui va rassembler entre ses mains les pouvoirs politique, religieux, militaire et judiciaire. Mais le roi est conditionné par sa nature divine qui lui interdit de faire régner l’arbitraire et par sa fonction royale qui est de faire régner la Maât, principe qui garantit le maintien de l’ordre du monde et de la société. L’observance de la Maât et de son caractère de solidarité sociale va être l’éthique même de la société égyptienne. Un certain temps, on a dénié à l’Egypte ancienne toute pensée abstraite. Pourtant, les images concepts déploient des pans entiers du réel et les écrivains égyptiens ne font qu’affirmer à leur tour les capacités cognitives de la littérature, de la poésie.

 

 

 

Conférence Vendredi 2 Octobre 2020

 

Le Trésor de Toutankhamon

Par Yvonne BONNAMY

 

 

 

On ne présente plus la beauté du trésor de Toutankhamon. Les nombreux superlatifs sans cesse repris depuis la découverte de la tombe en 1922 par Howard Carter n’ont pas réussi à émousser l’intérêt du public pour ces réalisations de l’art égyptien. Mais cette découverte permit aussi d’apporter des données nouvelles pour la compréhension de la vie et de la mort en Egypte ancienne. Devant la splendeur des objets exposés, on ne peut que rêver à ce que furent les contenus des tombes, hélas pillées, de Ramsès II ou Thoutmosis III.

 

 

 

Vendredi 14 Février 2020 à 20 H 00

Aperçu des Mathématiques en Egypte Ancienne

 

Par Marianne MICHEL

 (Université catholique de Louvain)
Docteur et chargée de cours en égyptologie, Présidente du Groupe de Recherches sur l'Égypte ancienne, Membre de la Société Royale Belge d'Études Orientales

 

 

Les Égyptiens de l’Antiquité ont contribué eux aussi à la construction de ce grand édifice que sont les sciences mathématiques mais quelle place accorder à « leurs » mathématiques et quelles en sont les spécificités ?
Après une brève introduction concernant les sources utilisées (Moyen Empire et Papyri démotiques), nous commencerons par découvrir le système de numération, les nombres et les fractions, via quelques opérations élémentaires. Ensuite, nous examinerons un exemple d'utilisation de la méthode de fausse position, des exemples de calculs de racines carrées, de calculs de l'aire du disque, de calculs d'inclinaisons.

 

 

 

Vendredi 29 Novembre 2019 à 20 H 00

 

Khaemouaset le fils de Ramses II, le prince archéologue

Par Philippe COLLOMBERT

 

Philippe Collombert est professeur d'égyptologie à l'Université de Genève.

Il dirige la Mission archéologique franco-suisse de Saqqâra.

 

 

Le prince Khâemouaset, quatrième fils de Ramsès II, était très intéressé par les monuments et les écrits anciens ; il a laissé de nombreux témoignages de sa piété pour les rois des époques révolues et a fait graver plusieurs inscriptions sensées vanter ses restaurations de monuments anciens. A ce titre, les égyptologues actuels l'ont souvent célébré comme le "prince archéologue". On verra que la réalité est probablement un peu différente...